L'action met en évidence l'empreinte plastique du producteur d'eau
Le producteur de Spa distribuera dimanche plus de 300 000 bouteilles jetables lors de l'événement sportif des « 20 km de Bruxelles ». Ce point culminant annuel de la distribution d'emballages plastiques jetables coïncide cette année avec le mois « Mai Sans Plastique » (Mei PlasticVrij). Pour Conscious Crew et Recycling Netwerk Benelux, c'est l'occasion de mener une action afin de dénoncer l'hypocrisie de l'entreprise Spadel...

Le producteur de Spa distribue ce dimanche plus de 300 000 bouteilles jetables lors de l'événement sportif « 20 km de Bruxelles ». Ce rendez-vous annuel de distribution massive d'emballages plastiques jetables coïncide cette année avec Mai Sans Plastique (Mei PlasticVrij). C'est l'occasion pour Conscious Crew et Recycling Netwerk Benelux de dénoncer, par le biais d'une action, l'hypocrisie de l'entreprise Spadel.
Interview sur VTM
Le producteur de Spa construit toute son image autour du respect de l'environnement, mais distribue lors du marathon plus de 300 000 bouteilles destinées à être jetées après quelques minutes seulement. C'est un symbole flagrant du modèle de vente jetable, qui génère des déchets sauvages tout au long de l'année.
Si elles finissent dans une poubelle publique, elles vont à l'incinérateur. Si elles se retrouvent sur le bas-côté, le nettoyage de ces détritus est à la charge des services de propreté urbaine et donc des contribuables. Si elles ne sont pas ramassées, elles finissent par se retrouver dans la soupe de plastique via nos cours d'eau.
Les organisations proposent gratuitement aux gens une gourde réutilisable en échange d'une bouteille jetable de Spa. Les organisations prévoient une autre action ce lundi avec les bouteilles ainsi collectées et ramassées.
Marc du Bois, administrateur délégué de Spadel, s'est exprimé avec mépris fin mars au sujet d'un système de consigne. L'entreprise affirme quant à elle que toutes les bouteilles distribuées sont composées à 100 % de matériaux recyclés. C'est une bonne chose, bien sûr. Mais il est ironique que l'entreprise doive se procurer la matière première de ces bouteilles dans des pays dotés d'un système de consigne. Pour des raisons de sécurité alimentaire, 95 % du PET recyclé utilisé doit en effet provenir d'applications alimentaires. Cela ne peut tout simplement pas être garanti par la collecte avec le sac bleu belge.
Avec cette action, qui se poursuivra ce lundi 28 mai, les ONG appellent l'entreprise Spadel à abandonner son opposition et à se prononcer positivement en faveur de la consigne.
Des militants ramènent la montagne de déchets plastiques au producteur d'eau Spa
Conscious Crew et Recycling Netwerk Benelux rapportent ce lundi 28 mai des centaines de bouteilles en plastique distribuées par Spa ce dimanche au siège de Spadel à Bruxelles. « Vous avez oublié vos déchets plastiques hier aux 20 km de Bruxelles », déclarent les ONG, accompagnées d'un marathonien, au grand patron de Spadel.
L'action dans le journal de VTM (à partir de 37:30)
L'action dans le journal de la VRT
L'action sur Bruzz
Cette action s'inscrit dans le cadre de la campagne « Back to Sender » de l'organisation environnementale Recycling Netwerk Benelux. Avec cette campagne, l'organisation environnementale, aux côtés de nombreux citoyens, demande aux producteurs de boissons de cesser leur lobbying contre la consigne.
« Le producteur de Spa construit toute son image autour du respect de l'environnement, mais a de nouveau distribué ce dimanche, lors des 20 km de Bruxelles, des centaines de milliers de bouteilles destinées à être jetées après quelques minutes seulement. C'est hypocrite », déclarent les organisations.
Dimanche, entre 300 000 et 350 000 bouteilles en plastique jetables ont été distribuées. Avec cette quantité, on pourrait tracer un itinéraire de bouteilles en plastique s'étendant sur 49 à 58 kilomètres. C'est presque trois fois la distance du marathon, soit la distance entre Bruxelles et Gand.
Si elles finissent dans une poubelle publique, ces bouteilles en plastique vont à l'incinérateur, comme c'est le cas tout au long de l'année. Si elles finissent sur le bas-côté, le nettoyage de ces détritus est à la charge des services de propreté urbaine et donc des contribuables. Si elles ne sont pas ramassées, elles finissent par se retrouver dans la soupe de plastique via nos cours d'eau.
Le patron de Spadel, Marc du Bois, s'est exprimé avec dédain fin mars sur la consigne. « Nous ne trouvons pas normal qu'une entreprise, qui bâtit son image sur une eau de source pure et une nature propre, s'oppose si farouchement à une mesure qui permettrait de garder ses emballages plastiques hors de la nature », ont déclaré Recycling Netwerk et Conscious Crew. « Nous demandons donc à Spa de se prononcer positivement en faveur de la consigne ».
L'entreprise affirme quant à elle que toutes les bouteilles distribuées sont faites à 100 % de matériaux recyclés. C'est une bonne chose, bien sûr. Mais il est ironique que l'entreprise doive se procurer la matière première de ces bouteilles dans des pays dotés d'un système de consigne. Pour des raisons de sécurité alimentaire, 95 % du PET recyclé utilisé doit en effet provenir d'applications alimentaires. Cela ne peut tout simplement pas être garanti par la collecte avec le sac bleu belge.
Rien qu'aux Pays-Bas, Spadel a une empreinte plastique annuelle de 4 141 tonnes d'emballages plastiques. Dont 2 634 tonnes de plastique vierge, selon la réponse de Spadel à une enquête de Greenpeace.
Les participants à la campagne Back to Sender ramassent les bouteilles PET et les canettes dans les déchets sauvages et les renvoient aux producteurs de boissons, en leur demandant de soutenir l'introduction de la consigne.
Contexte : Pourquoi demandons-nous précisément à Spadel d'abandonner son opposition à la consigne ?
Spadel est le leader numéro 1 du marché de l'eau en bouteille dans le Benelux, où elle vend ses marques Sp
Le producteur de Spa distribue ce dimanche plus de 300 000 bouteilles jetables lors de l'action sportive « 20 km de Bruxelles ». Ce sommet annuel de la distribution d'emballages plastiques jetables coïncide cette année avec Mai Sans Plastique. C'est l'occasion pour Conscious Crew et Recycling Netwerk Benelux de dénoncer, par une action, l'hypocrisie de l'entreprise Spadel.
Le producteur de Spa construit toute son image autour de l'environnement, mais distribue au marathon plus de 300 000 bouteilles destinées à être jetées après seulement quelques minutes. C'est un symbole poignant du modèle de vente jetable, qui mène aux déchets sauvages tout au long de l'année.
Si elles finissent dans une poubelle publique, elles vont à l'incinérateur. Si elles se retrouvent sur le bas-côté, le nettoyage de ces détritus est à la charge des services de propreté urbaine et donc des contribuables. Si elles ne sont pas ramassées, elles finissent par se retrouver dans la soupe de plastique via nos cours d'eau.
Les organisations proposent gratuitement aux gens une bouteille d'eau réutilisable en échange d'une bouteille jetable de Spa. Les organisations ont encore un plan ce lundi avec les bouteilles ainsi collectées et ramassées.
Marc du Bois, administrateur délégué de Spadel, s'est exprimé avec mépris fin mars sur un système de consigne. L'entreprise affirme quant à elle que toutes les bouteilles distribuées sont faites à 100 % de matériaux recyclés. C'est très bien, bien sûr. Mais il est ironique que l'entreprise doive tirer la matière première pour ces bouteilles de pays dotés d'un système de consigne. Pour des raisons de sécurité alimentaire, 95 % du PET recyclé utilisé doit en effet provenir d'applications alimentaires. Cela ne peut tout simplement pas être garanti par la collecte via le sac bleu belge.
Avec cette action, qui connaîtra un prolongement ce lundi 28 mai, les ONG appellent l'entreprise Spadel à abandonner son opposition et à se prononcer positivement en faveur de la consigne.
Des militants ramènent la montagne de déchets plastiques au producteur d'eau Spa
Conscious Crew et Recycling Netwerk Benelux ramènent ce lundi 28 mai des centaines de bouteilles en plastique distribuées par Spa dimanche au siège de Spadel à Bruxelles. « Vous avez oublié vos déchets plastiques hier aux 20 km de Bruxelles », lancent les ONG, accompagnées d'un marathonien, au dirigeant de Spadel.
L'action dans le journal de VTM (à partir de 37:30)
L'action dans le journal de la VRT
Cette action s'inscrit dans le cadre de la campagne Back to Sender de l'organisation environnementale Recycling Netwerk Benelux. Par cette campagne, l'organisation de défense de l'environnement demande, aux côtés de nombreux citoyens, aux producteurs de boissons de cesser leur lobbying contre la consigne.
« Le producteur de Spa construit toute son image autour du respect de l'environnement, mais a de nouveau distribué ce dimanche, lors des 20 km de Bruxelles, des centaines de milliers de bouteilles conçues pour être jetées après quelques minutes seulement. C'est hypocrite », estiment les organisations.
Dimanche, entre 300 000 et 350 000 bouteilles plastiques jetables ont été distribuées. Avec ce nombre, on pourrait tracer un chemin de bouteilles en plastique d'une distance comprise entre 49 et 58 kilomètres. C'est près de trois fois la distance du marathon, ou l'équivalent de la distance de Bruxelles à Gand.
Si elles finissent dans une poubelle publique, ces bouteilles en plastique vont à l'incinérateur, tout comme le reste de l'année. Si elles finissent sur le bas-côté, le nettoyage de ces saletés est au compte des services de nettoyage de la ville et donc des contribuables. Si elles ne sont pas ramassées, elles finissent par échouer dans la soupe de plastique via nos cours d'eau.
Le dirigeant de Spadel, Marc du Bois, s'est exprimé fin mars de manière dédaigneuse sur la consigne. « Nous ne trouvons pas normal qu'une entreprise, qui fonde son image sur une eau de source propre et une nature préservée, s'oppose si farouchement à une mesure qui permet d'éviter que ses emballages plastiques ne se retrouvent dans la nature », déclarent Recycling Netwerk et Conscious Crew. « Nous demandons donc à Spa de se prononcer favorablement pour la consigne ».
L'entreprise prétend de son côté que toutes les bouteilles distribuées sont faites à 100 % de matériau recyclé. C'est une bonne chose, bien sûr. Mais il est ironique que l'entreprise doive s'approvisionner en matières premières pour ces bouteilles dans des pays où existe un système de consigne. Pour des raisons de sécurité alimentaire, 95 % du PET recyclé utilisé doit provoter d'applications alimentaires. On ne peut tout simplement pas le garantir par le biais de la collecte via le sac bleu belge.
Rien qu'aux Pays-Bas, Spadel a une empreinte plastique annuelle de 4 141 tonnes d'emballages en plastique. Dont 2 634 tonnes de plastique vierge, comme le montre la réponse de Spadel à une enquête de Greenpeace.
Contexte : Pourquoi demandons-nous précisément à Spadel d'abandonner son opposition à la consigne ?
Spadel est le leader numéro 1 du marché de l'eau en bouteille dans le Benelux, où elle vend ses marques Spa et Bru. Au total, Spadel possède six marques d'eaux minérales et de source : Spa, Bru, Wattwiller, Carola, Brecon Carreg et, depuis 2017, la marque bulgare DEVIN. Spadel commercialise ces marques dans 22 pays différents à travers le monde, ce qui fait de cette entreprise le leader régional en Alsace et au Pays de Galles, et le leader national en Bulgarie.
En tant que leader du marché, Spadel a tant la responsabilité que la capacité de faire la différence.
En 2017, l'entreprise familiale dirigée par l'administrateur délégué Marc du Bois a réalisé un chiffre d'affaires de 289,0 millions d'euros et son bénéfice net a augmenté de 53,4 % pour atteindre 26,4 millions d'euros. Pour obtenir ces résultats, Spadel a vendu un total de 846,7 millions de litres d'eau en bouteille. Ce faisant, Spadel génère une empreinte plastique considérable.
En 2016, plus de 88 % du nombre total de bouteilles mises sur le marché néerlandais par Spadel étaient des bouteilles en plastique. Rien qu'aux Pays-Bas, Spadel a ainsi une empreinte plastique annuelle de 4 141 tonnes d'emballages plastiques. Dont 2 634 tonnes de plastique vierge, selon les réponses de Spadel à un questionnaire de Greenpeace Pays-Bas. À titre de comparaison : Spadel met chaque année sur le marché néerlandais plus de plastique vierge que le poids de l'Atomium à Bruxelles ou le poids total de quelque 439 éléphants de savane.
En Belgique, cette empreinte plastique de Spadel est potentiellement encore plus importante, étant donné que Spadel y vend également la marque Bru en plus de Spa et que les Belges boivent comparativement beaucoup plus d'eau minérale et de source : en moyenne 129 litres par personne et par an en Belgique contre 22 litres en moyenne par personne et par an aux Pays-Bas. Les 440 millions de litres de boisson mis en bouteille pour la marque Spa en Belgique ont généré en 2016, dans tous les cas, une empreinte plastique comprise entre 7 744 et 9 680 tonnes d'emballages plastiques à usage unique.
Toutes les bouteilles plastiques que Spadel met sur le marché aux Pays-Bas et en Belgique sont de plus à usage unique. En Belgique, cette bouteille jetable peut finir de trois manières différentes. La bouteille en PET est collectée avec d'autres plastiques divers dans le sac bleu, après quoi elle subit un recyclage de moindre qualité (downcycling) ; jetée dans une poubelle publique ou ramassée par le service de nettoyage, après quoi elle finit dans l'incinérateur ; ou bien la bouteille finit sous forme de déchet sauvage et vient s'ajouter à la soupe plastique grandissante.
Que ce dernier scénario ne soit pas improbable est prouvé par une mesure néerlandaise qui montre que la marque Spa se situe à la deuxième place des bouteilles en plastique les plus souvent retrouvées dans la nature selon la marque. En tant que producteur de boissons, Spadel contribue de loin le plus aux déchets sauvages néerlandais parmi toutes les marques d'eau identifiées, avec une part de plus de 21 %.
Il est étonnant que Spadel ne se soit pas encore prononcée en faveur de la consigne. Outre le fait que Spadel se présente comme une entreprise soucieuse de l'environnement et de la nature, Spadel a formulé certains objectifs pour lesquels la consigne serait un outil logique, voire indispensable.
Spadel déclare vouloir réduire son empreinte écologique
Depuis 2017, Spadel dispose de 6 sites de production répartis dans 4 pays (Belgique, France, Pays de Galles et Bulgarie). L'entreprise vend ses boissons dans 22 pays différents. Ces bouteilles remplies ne parcourent pas seulement de longues distances dans le pays où la boisson est embouteillée, mais franchissent même les frontières. Ce transport contribue pour une large part à l'importante empreinte écologique de l'eau en bouteille par rapport à l'eau du robinet. L'empreinte carbone totale du Groupe Spadel s'est élevée en 2016 à 102 kilotonnes d'équivalent CO2. La logistique représentait une part de 22 % de cette empreinte, et l'activité sur les sites de production était responsable de 20 %. Cumulées, ces parts sont pourtant inférieures à l'équivalent CO2 émis par Spadel pour ses emballages et ses ingrédients : les matériaux d'emballage causent 55 % de l'empreinte carbone globale du Groupe Spadel. En 2016, cela représentait 56,1 kilotonnes d'équivalent CO2. Une étude de 2009 a montré que l'empreinte écologique et l'empreinte carbone de l'eau en bouteille sont en moyenne 300 fois plus élevées que celles de l'eau du robinet.
Avec un système de consigne, l'entreprise peut faire de grands pas vers la réduction de son empreinte écologique. La consigne permet de disposer d'un flux plus important et plus pur de PET recyclé. L'utilisation de matériaux vierges s'en trouvera réduite. De plus, moins de bouteilles en plastique finiront à l'incinérateur. Comme l'indique Spadel dans son Rapport de développement durable 2015-2016, l'utilisation de PET recyclé conduit tout simplement à une empreinte CO2 plus faible, et Spadel souhaite être totalement neutre en carbone d'ici 2020.
Spadel aspire à « une collecte optimale de ses emballages dans des flux de matériaux uniformes »
L'association sectorielle de l'eau en bouteille, dont Spadel est également membre, la Fédération Européenne des Eaux En Bouteille, a annoncé le 15 mai 2018 que l'industrie de l'eau en bouteille souhaite collecter en moyenne 90 % de ses bouteilles PET en Europe d'ici 2025, pour notamment en faire de nouvelles bouteilles PET.
Ce n'est que dans les pays disposant d'un système de consigne, comme la Norvège, que de tels taux de collecte sont atteints. En outre, la collecte par le biais du sac bleu ne fournit pas le flux de matériaux uniforme souhaité par Spadel. C'est pourquoi le plastique collecté avec l'actuel sac bleu ne répond pas aux exigences pour fabriquer de nouvelles bouteilles. Seule la consigne garantit la pureté de la matière première PET et permet de refaire des bouteilles à partir du matériau récupéré.
Spadel indique vouloir prévenir les déchets sauvages
« Spadel s'efforce de faire en sorte qu'aucun de ses emballages ne se retrouve dans l'environnement, ni sur terre ni dans les océans », est une déclaration forte formulée par Spadel en réponse à l'enquête de Greenpeace.
Cette page a été traduite automatiquement. Le contenu peut donc différer légèrement du texte original sur certains points.




