L'industrie de l'emballage fait preuve de mauvaise volonté
L'industrie de l'emballage ne propose pas de mesures supplémentaires ou nouvelles pour lutter contre les déchets sauvages et la soupe plastique, ressort-il mercredi des informations publiées dans De Morgen. « Les producteurs de boissons et les supermarchés ne font donc pas preuve de bonne volonté pour assumer la responsabilité d'une Flandre propre. Il appartiendra alors au gouvernement flamand de […] »
L'industrie de l'emballage ne propose pas de mesures supplémentaires ou nouvelles pour lutter contre les déchets sauvages et la soupe de plastique, ressort-il mercredi des informations publiées dans De Morgen.
« Les producteurs de boissons et les supermarchés ne font donc preuve d'aucune bonne volonté pour assumer leur responsabilité en faveur d'une Flandre propre. Il appartiendra alors au gouvernement flamand de contraindre l'industrie », a réagi mercredi matin l'organisation environnementale Recycling Netwerk Benelux en réponse aux informations de De Morgen concernant le plan de l'industrie pour les déchets.
« Il appartient désormais au gouvernement flamand de prendre une décision qui permette d'éliminer efficacement les types de produits les plus courants des déchets sauvages. Pour la plus grande part de ces déchets sauvages, à savoir les bouteilles en plastique et les canettes qui représentent 43 % des déchets sauvages, la solution est évidemment la consigne. Seule la consigne est efficace pour empêcher les bouteilles et les canettes de se retrouver dans les déchets sauvages, comme le montre la pratique en Scandinavie et en Allemagne. Pour les sacs en plastique, c'est l'interdiction. Pour les autres fractions (mégots, chewing-gums, gobelets à café à usage unique et autres déchets), il faudra également mettre en place un système spécifique pour concrétiser la responsabilité élargie des producteurs à 100 % », déclare Rob Buurman, directeur de Recycling Netwerk.
Les producteurs ont eu beaucoup de temps, des décennies, pour proposer eux-mêmes des solutions aux déchets sauvages. Ils refusent de le faire car apparemment, quelques points de pourcentage supplémentaires de bénéfice net sont jugés plus importants que la durabilité. Les années de sursis que l'industrie souhaite s'accorder sont révoltantes à un moment où chaque minute, l'équivalent d'un camion de déchets plastiques finit dans la mer.
« Il appartient alors au gouvernement flamand et aux autres gouvernements d'imposer à l'industrie la réduction des déchets sauvages, avec des objectifs de réduction stricts supérieurs à 90 %. Sinon, le contribuable flamand continuera à payer la facture de 155 millions d'euros par an et nous continuerons à manquer à nos obligations vis-à-vis de ce que demande la Commission européenne », conclut Recycling Netwerk.
Image : Gert Verbelen (@destandaard sur Twitter)
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