Le ministre ignore le cri d'alarme du secteur du recyclage
La ministre Cramer ne répond pas à la demande urgente d'aide que le secteur du recyclage et le Recycling Netwerk lui ont adressée conjointement en septembre dernier dans leur lettre d'alarme (voir également le communiqué de presse à ce sujet). De plus en plus de déchets facilement recyclables risquent de finir dans les incinérateurs en raison de la surcapacité de ces derniers. Et cela va à l'encontre des objectifs environnementaux qui […]
La ministre Cramer ne répond pas à la demande d'aide urgente que le secteur du recyclage, en collaboration avec le Recycling Netwerk, lui a adressée conjointement en septembre dernier dans leur lettre d'alarme (voir également le communiqué de presse à ce sujet). De plus en plus de déchets facilement recyclables risquent de disparaître dans les incinérateurs en raison de la surcapacité de ces derniers. Et cela va à l'encontre des objectifs environnementaux que nous partageons tous.
Selon Cramer, il n'y a pas de surcapacité sur le marché, comme elle l'écrit dans une lettre de réponse à la BRBS, l'une des organisations professionnelles du secteur du recyclage. Au contraire, selon elle, il existe un équilibre entre la capacité d'incinération et l'offre de déchets résiduels combustibles. Elle juge donc inacceptable toute nouvelle extension de la capacité et souhaite convenir d'un moratoire à ce sujet avec le secteur de l'incinération des déchets. De plus, affirme-t-elle dans la lettre, aucun déchet réutilisable n'est incinéré inutilement dans notre pays. Elle renvoie pour cela à une enquête de l'Inspection VROM de l'été dernier menée auprès de sept des onze incinérateurs au total.
Déséquilibre
Le secteur du recyclage et le mouvement écologiste constatent au contraire que le marché de l'incinération des déchets est devenu totalement déséquilibré au cours de l'année écoulée. La capacité d'incinération ne cesse d'augmenter, alors que la quantité de déchets diminue en raison de la récession économique. Cela entraîne une baisse des tarifs, notamment parce que les incinérateurs se sont engagés contractuellement à fournir de l'énergie. Ces derniers mois, le tarif dans les appels d'offres publics a presque été divisé par deux pour atteindre un niveau inférieur à 60 euros la tonne. Au sein du secteur des déchets et du mouvement écologiste, on émet de très sérieux doutes sur le fait que le prix qui structure actuellement le marché soit un prix réaliste, et on s'inquiète vivement des conséquences environnementales. Par rapport à l'incinération, le recyclage apporte une contribution trois fois plus élevée à la réduction des gaz à effet de serre. De plus, les matières premières de plus en plus rares sont préservées, alors qu'elles partiraient autrement en fumée.
La ministre Cramer ne répond pas à la demande d'aide urgente que le secteur du recyclage, en collaboration avec le Recycling Netwerk, lui a adressée conjointement en septembre dernier dans leur lettre d'alarme (voir également le communiqué de presse à ce sujet). De plus en plus de déchets facilement recyclables risquent de disparaître dans les incinérateurs en raison de la surcapacité de ces derniers. Et cela va à l'encontre des objectifs environnementaux que nous partageons tous.
Selon Cramer, il n'y a pas de surcapacité sur le marché, comme elle l'écrit dans une lettre de réponse à la BRBS, l'une des organisations professionnelles du secteur du recyclage. Au contraire, selon elle, il existe un équilibre entre la capacité d'incinération et l'offre de déchets résiduels combustibles. Elle juge donc inacceptable toute nouvelle extension de la capacité et souhaite convenir d'un moratoire à ce sujet avec le secteur de l'incinération des déchets. De plus, affirme-t-elle dans la lettre, aucun déchet réutilisable n'est incinéré inutilement dans notre pays. Elle renvoie pour cela à une enquête de l'Inspection VROM de l'été dernier menée auprès de sept des onze incinérateurs au total.
Déséquilibre
Le secteur du recyclage et le mouvement écologiste constatent au contraire que le marché de l'incinération des déchets est devenu totalement déséquilibré au cours de l'année écoulée. La capacité d'incinération ne cesse d'augmenter, alors que la quantité de déchets diminue en raison de la récession économique. Cela entraîne une baisse des tarifs, notamment parce que les incinérateurs se sont engagés contractuellement à fournir de l'énergie. Ces derniers mois, le tarif dans les appels d'offres publics a presque été divisé par deux pour atteindre un niveau inférieur à 60 euros la tonne. Au sein du secteur des déchets et du mouvement écologiste, on émet de très sérieux doutes sur le fait que le prix qui structure actuellement le marché soit un prix réaliste, et on s'inquiète vivement des conséquences environnementales. Par rapport à l'incinération, le recyclage apporte une contribution trois fois plus élevée à la réduction des gaz à effet de serre. De plus, les matières premières de plus en plus rares sont préservées, alors qu'elles partiraient autrement en fumée.
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