Producteurs de boissons et organisations environnementales au niveau européen main dans la main pour la consigne

Dans de nombreux pays où la consigne fait l'objet de débats, les producteurs de boissons sont souvent représentés publiquement par des opposants à la consigne, tels que l'Afvalfonds aux Pays-Bas et Fevia et Fost Plus en Belgique. Cela contraste fortement avec l'unanimité affichée aujourd'hui au niveau européen. Les deux grandes fédérations européennes de producteurs de boissons, UNESDA Soft Drinks Europe […]

Rob Buurman

Dans de nombreux pays où la consigne fait l'objet de débats, les producteurs de boissons sont souvent représentés publiquement par des opposants à la consigne, tels que l'Afvalfonds aux Pays-Bas et Fevia et Fost Plus en Belgique.

Cela contraste fortement avec l'unité affichée aujourd'hui au niveau européen. Les deux grandes fédérations européennes de producteurs de boissons, UNESDA Soft Drinks Europe et Natural Mineral Waters Europe (NMWE), qui comptent parmi leurs membres des noms bien connus tels que Coca-Cola, Pepsico, Danone, Nestlé Waters et Red Bull, publient aujourd'hui un communiqué de presse commun avec l'ONG environnementale Zero Waste Europe (ZWE). Ils y soulignent l'importance des systèmes de consigne dans la transition vers une économie circulaire. Ils présentent également à la Commission européenne des idées communes ambitieuses sur la conception des systèmes de consigne.

Cette unité européenne entre l'industrie et l'ONG environnementale met sous pression les positions nationales d'Afvalfonds aux Pays-Bas, ainsi que de Fevia et Fost Plus en Belgique.

Exigences minimales pour les systèmes de consigne nationaux

NMWE, UNESDA et ZWE présentent ensemble à la Commission européenne une liste d'exigences minimales pour des systèmes de consigne efficaces. Selon eux, un système de consigne doit, entre autres :

englober les types et volumes d'emballages de boissons pertinents jusqu'à trois litres ;

être adapté dès le départ, dans la mesure du possible, tant aux emballages à usage unique qu'aux emballages rechargeables et réutilisables ;

définir des montants de consigne qui garantissent un taux de retour de 90 % pour chaque matériau d'emballage ;

inscrire dans la législation les obligations des producteurs et une obligation de reprise pour le commerce de détail.

Implications pour les Pays-Bas

Aux Pays-Bas, une consigne est appliquée aux petites bouteilles en plastique depuis le 1er juillet 2021. Les canettes suivront à partir du 31 décembre 2022. L'absence d'obligation de reprise pour les points de vente pose des problèmes pour ces deux emballages.

Certains grands points de vente, tels que des parcs d'attractions ou la chaîne de cinémas Pathé, vendent actuellement des millions de bouteilles consignées, mais ne remboursent pas la consigne à leurs clients.

En ce qui concerne les canettes, les supermarchés refusent jusqu'à présent de servir de points de reprise : ils souhaitent collecter les canettes en dehors des supermarchés dans l'espace public. Cela nuit au bon fonctionnement du système de consigne. Recycling Netwerk ainsi que d'autres organisations environnementales plaident depuis le début en faveur d'une obligation légale de reprise pour les points de vente.

Avec le communiqué de presse d'aujourd'hui, les fédérations européennes de producteurs de boissons plaident également pour cette obligation légale de reprise pour le commerce de détail. Le soutien à l'obligation légale de reprise s'en trouve ainsi encore renforcé. C'est pourquoi Recycling Netwerk appelle à nouveau le gouvernement néerlandais à intégrer une obligation de reprise dans la législation sur la consigne.

Implications pour la Belgique

En Belgique, les entreprises qui mettent des emballages sur le marché expriment, via Fost Plus, Comeos et Fevia, leur opposition à la consigne.

Pourtant, Coca-Cola, Pepsico, Nestlé, Danone et Unilever sont à la fois membres de Fost Plus et de Fevia, qui font du lobbying contre la consigne, et des fédérations européennes de producteurs de boissons UNESDA et NMWE, qui, par leur communiqué de presse d'aujourd'hui, expriment leur soutien aux « systèmes de consigne comme l'une des options les plus efficaces pour atteindre les objectifs de collecte et de recyclage de l'UE (...) ».

Les contrastes entre les messages et les positions de la fédération européenne et des fédérations belges commencent à poser problème. Recycling Netwerk Benelux appelle donc les filiales belges des multinationales de boissons membres de l'UNESDA et de la NMWE à se prononcer en Belgique en faveur de l'introduction de la consigne.

Dans de nombreux pays où la consigne fait l'objet de débats, les producteurs de boissons sont souvent représentés publiquement par des opposants à la consigne, tels que l'Afvalfonds aux Pays-Bas et Fevia et Fost Plus en Belgique.

Cela contraste fortement avec l'unité affichée aujourd'hui au niveau européen. Les deux grandes fédérations européennes de producteurs de boissons, UNESDA Soft Drinks Europe et Natural Mineral Waters Europe (NMWE), qui comptent parmi leurs membres des noms bien connus tels que Coca-Cola, Pepsico, Danone, Nestlé Waters et Red Bull, publient aujourd'hui un communiqué de presse commun avec l'ONG environnementale Zero Waste Europe (ZWE). Ils y soulignent l'importance des systèmes de consigne dans la transition vers une économie circulaire. Ils présentent également à la Commission européenne des idées communes ambitieuses sur la conception des systèmes de consigne.

Cette unité européenne entre l'industrie et l'ONG environnementale met sous pression les positions nationales d'Afvalfonds aux Pays-Bas, ainsi que de Fevia et Fost Plus en Belgique.

Exigences minimales pour les systèmes de consigne nationaux

NMWE, UNESDA et ZWE présentent ensemble à la Commission européenne une liste d'exigences minimales pour des systèmes de consigne efficaces. Selon eux, un système de consigne doit, entre autres :

englober les types et volumes d'emballages de boissons pertinents jusqu'à trois litres ;

être adapté dès le départ, dans la mesure du possible, tant aux emballages à usage unique qu'aux emballages rechargeables et réutilisables ;

définir des montants de consigne qui garantissent un taux de retour de 90 % pour chaque matériau d'emballage ;

inscrire dans la législation les obligations des producteurs et une obligation de reprise pour le commerce de détail.

Implications pour les Pays-Bas

Aux Pays-Bas, une consigne est appliquée aux petites bouteilles en plastique depuis le 1er juillet 2021. Les canettes suivront à partir du 31 décembre 2022. L'absence d'obligation de reprise pour les points de vente pose des problèmes pour ces deux emballages.

Certains grands points de vente, tels que des parcs d'attractions ou la chaîne de cinémas Pathé, vendent actuellement des millions de bouteilles consignées, mais ne remboursent pas la consigne à leurs clients.

En ce qui concerne les canettes, les supermarchés refusent jusqu'à présent de servir de points de reprise : ils souhaitent collecter les canettes en dehors des supermarchés dans l'espace public. Cela nuit au bon fonctionnement du système de consigne. Recycling Netwerk ainsi que d'autres organisations environnementales plaident depuis le début en faveur d'une obligation légale de reprise pour les points de vente.

Avec le communiqué de presse d'aujourd'hui, les fédérations européennes de producteurs de boissons plaident également pour cette obligation légale de reprise pour le commerce de détail. Le soutien à l'obligation légale de reprise s'en trouve ainsi encore renforcé. C'est why Recycling Netwerk appelle à nouveau le gouvernement néerlandais à intégrer une obligation de reprise dans la législation sur la consigne.

Implications pour la Belgique

En Belgique, les entreprises qui mettent des emballages sur le marché expriment, via Fost Plus, Comeos et Fevia, leur opposition à la consigne.

Pourtant, Coca-Cola, Pepsico, Nestlé, Danone et Unilever sont à la fois membres de Fost Plus et de Fevia, qui font du lobbying contre la consigne, et des fédérations européennes de producteurs de boissons UNESDA et NMWE, qui, par leur communiqué de presse d'aujourd'hui, expriment leur soutien aux « systèmes de consigne comme l'une des options les plus efficaces pour atteindre les objectifs de collecte et de recyclage de l'UE (...) ».

Les contrastes entre les messages et les positions de la fédération européenne et des fédérations belges commencent à poser problème. Recycling Netwerk Benelux appelle donc les filiales belges des multinationales de boissons membres de l'UNESDA et de la NMWE à se prononcer en Belgique en faveur de l'introduction de la consigne.

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