Terrains synthétiques : ce sont de plus en plus les pollueurs qui font la loi
Recycling Netwerk constate depuis des années que les entreprises à l'origine des problèmes de déchets parviennent à influencer de plus en plus les politiques de gestion des déchets. Le gouvernement national s'est tellement retiré dans divers domaines que la formulation, l'information et même le contrôle des politiques environnementales ont été largement abandonnés aux entreprises concernées elles-mêmes. L'émission « De […]
Recycling Netwerk constate de puis des années que les entreprises à l'origine des problèmes de déchets parviennent de plus en plus à dicter également la politique de gestion des déchets. Le gouvernement national s'est désengagé dans de nombreux domaines au point que la formulation, l'information et même le contrôle de la politique environnementale sont désormais largement laissés à la discrétion des entreprises concernées.
L'émission « De kunstgrasberg » (La montagne de gazon synthétique) du programme d'investigation Zembla en apporte une nouvelle preuve éclatante.
C'est pourquoi Recycling Netwerk a décidé, il y a plusieurs années, de se concentrer davantage sur le respect de la réglementation existante. En ce qui concerne les déchets de pneus sur les terrains synthétiques, notre demande de contrôle de 2016 a été rejetée par l'Inspection de l'environnement humain et des transports (ILT). Nous pensons pouvoir attendre davantage de la plainte que nous avons déposée en septembre 2017 auprès du procureur de la République.
Le fait que les déchets des terrains synthétiques eux-mêmes soient mal traités n'est pas une surprise. Le problème sous-jacent est qu'un modèle s'est installé au sein de la politique environnementale, où le maintien d'une concertation consensuelle agréable (le modèle du polder) est jugé plus important que le respect de mesures environnementales cruciales, déclare Recycling Netwerk.
Des fonctionnaires qui se contentent de la solution la plus simple dans les limites des cadres qui leur sont impartis, l'assouplissement de la politique environnementale et l'absence de vérification du respect des accords conclus : ce laisser-aller constitue un statu quo préoccupant.
En raison de l'inaction des autorités publiques en matière de contrôle, les développements vers un véritable recyclage et un traitement correct des déchets sont freinés. Cela ne peut pas être l'objectif de l'ambition néerlandaise de parvenir à une économie circulaire.
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